A première vue, les salariés des casinos disposent d’une couverture satisfaisante en matière de protection sociale complémentaire. Pourtant, depuis quelques années, les négociations de branche dans ce domaine ne se traduisent plus par de réelles avancées sociales, les entreprises préférant reprendre la main.
Conditions économiques et relations sociales dégradées
Si l’univers du casino renvoie, dans l’imaginaine collectif, à celui du luxe, les années fastes sont en réalité bel et bien révolues pour les entreprises du secteur. Selon FO-Casinos, entre le début des années 1990 et le milieu des années 2000, on y observait des taux de croissance à deux chiffres. Depuis, c’est le retour à un rythme plus normal. Le secteur, qui emploie environ 15000 personnes, est même soumis à rude épreuve. Il doit faire face au défi de la concurrence appliquée au domaine des jeux. La diversité des formes de jeux (Française des Jeux, poker en ligne) oblige les casinos à s’adapter et pour ce faire, ces derniers ont fait le choix de diminuer leurs effectifs. FO parle d’une baisse de 15 à 20 % en l’espace de dix ans.