L‘entretien des textiles est une branche d’activité de taille relativement modeste, qui emploie environ 30000 salariés et comprend notamment les activités de gros et de détail de pressing et de blanchisserie. Marquée par un dialogue social laborieux, elle n’élabore que lentement une politique de branche en matière de protection sociale complémentaire.
Un partenariat social difficilement trouvable
Le pressing et la blanchisserie – secteurs artisanaux – ainsi que la location de linge – secteur plus industriel – ont deux caractéristiques principales. Alors que ce ne sont pas des secteurs à haute valeur ajoutée, ce sont dans le même temps des activités qui recourent massivement à de la main d’oeuvre. Conséquence : les entreprises n’ont « pas grand chose à distribuer », selon un responsable patronal du secteur. Les quelque 82 % d’ouvriers et d’employés du secteur, assez majoritairement des femmes, ont des salaires très proches du SMIC, tandis que les cadres ont des rémunérations plus proches que ce qui se fait dans d’autres branches. « Nous sommes une activité aux conditions sociales proches du nettoyage industriel » conclut le même représentant patronal.