La répartition pharmaceutique forme une petite branche d’activité mais qui a longtemps su tirer profit de son rôle crucial d’intermédiaire dans le circuit du médicament. Marquée par un dialogue social dynamique, elle offre une protection sociale complémentaire généreuse à ses salariés. Toutefois, son modèle économique est aujourd’hui remis en cause.
Un modèle économique et social remis en question
La répartition pharmaceutique, qui fait l’interface entre les laboratoires et les pharmacies d’officine, emploie environ 12000 salariés. Ayant bénéficié, pendant longtemps, de l’essor du marché du médicament, le secteur connaît actuellement une période plus difficile. Baisse structurelle du prix moyen des médicaments, règle moins avantageuse pour calculer la marge revenant au répartiteur, tentation pour les laboratoires de distribuer eux-mêmes les médicaments… Bilan : en quelques années, le secteur a perdu 2000 emplois. Les salariés, à 75 % des ouvriers et employés, travaillent à près de 90 % dans des entreprises de plus de 100 salariés. Le salaire mensuel moyen des ouvriers et employés se situe autour de 1800 euros.