En termes d’effectifs, la branche de la propreté compte parmi les plus importantes de France. Même si elle n’est pas une branche riche, elle est marquée par l’existence d’un dialogue social assez fécond. Les salariés en tirent profit dans la mesure où ils peuvent compter sur une protection sociale complémentaire assez complète.
Un dialogue social fructueux
La propreté regroupe plus de 30000 entreprises et près de 500000 salariés – près de 85 % d’entre eux travaillent dans les vingt sociétés les plus importantes. Les entreprises du secteur travaillent par le biais de contrats de sous-traitance. Cette place reléguée dans l’appareil productif n’est pas de nature à favoriser l’essor d’une main d’oeuvre stable et bien rémunérée. La propreté propose des emplois peu qualifiés et qui, pour 75 % d’entre eux, sont à temps partiel : les rémunérations effectives y sont donc faibles. Le fait que 70 % des salariés soient des salariées, souvent issues de l’immigration, n’est pas là pour arranger les choses : il est bien connu que ce type de population n’est pas le plus susceptible de revendiquer quoi que ce soit.