Les industries et commerces en gros des viandes (ICGV) forment une branche de taille moyenne, qui emploie environ 50000 salariés. Si les relations sociales n’y sont traditionnellement pas particulièrement difficiles, elles pourraient toutefois bien se tendre étant donné la tournure que prend le dossier « prévoyance lourde ».
Des comptes en dégradation rapide
Créé en 2004 et contrôlé par l’AG2R, le régime prévoyance des ICGV est un avantage conventionnel important dans cette branche où la main d’oeuvre est mise à rude épreuve. En particulier, il permet la prise en charge de difficultés sociales propres aux travailleurs âgés, « les plus de 58 ans » pour reprendre les termes d’un responsables FO. Dans la mesure où de nombreux travailleurs de la branche ne réussissent pas à travailler jusqu’à l’âge du départ à la retraite à taux plein, le régime prévoyance leur garantit des ressources de remplacement. Il est financé par une cotisation fixée à 1,26 % du salaire brut (tranche B), « ce qui est insuffisant au regard de ce qui se fait dans des branches comparables, qui sont plutôt autour de 1,5-1,6 % » estime notre interlocuteur.