A priori, la branche des sociétés financières n’a pas de raison de s’inquiéter pour son avenir : employant environ 22000 salariés, elle n’est pas concernée par le seuil fatidique des 5000 salariés. Pourtant, dans un contexte de restructuration conventionnelle du secteur bancaire, le manque de dynamisme du dialogue social de la branche pourrait bien remettre en cause son avenir.
Un dialogue social peu fructueux
Depuis quelque temps déjà, les partenaires sociaux des sociétés financières rencontrent bien des difficultés à signer des accords. Ainsi, en 2016, ils n’ont tout simplement rien signé du tout, ni dans le domaine des salaires, ni dans un quelconque autre domaine. En 2015, ils s’étaient essentiellement mis d’accord sur des sujets relativement mineurs : période d’essai et statut des négociateurs de branche. Le seul accord vraiment important, qui a consisté en un remaniement des classifications de la convention collective, est plutôt mal né, puisqu’il n’a été signé que par deux organisations syndicales : la CFE-CGC (25,5 %), première organisation de la branche, ainsi que FO (11 %). Ainsi va le rythme de croisière du dialogue social de la branche.