Flexibilité contre protection sociale : le pari de la navigation de plaisance

La navigation de plaisance forme une branche de taille moyenne, qui emploie un peu plus de 35000 salariés. Après y avoir longtemps entretenu des relations tendues et peu fructueuses, les partenaires sociaux ont fait le choix, à la fin de l’année 2014, de relancer la dynamique conventionnelle en échangeant de la flexibilité contre de la protection sociale. 

Un partenariat social plus complexe qu’il n’y paraît

A priori, dans la navigation de plaisance, tous les ingrédients semblent réunis pour que les relations sociales soient fécondes. D’une part, les employeurs ne sont représentés que par une seule organisation : la fédération des industries nautiques (FIN), ce qui favorise la sincérité des échanges paritaires. D’autre part, les salariés accordent leur confiance à la fois à la plus connue des centrales dites « réformistes » : la CFDT est la première organisation de la branche (42 %), et aux deux syndicats plus contestataires : la CGT (32,5 %) et FO (18 %) atteignent à elles deux la barre des 50 %. Sur cette base, des négociations, certes exigeantes et porteuses de nouveaux droits pour les salariés, devraient en théorie aisément aboutir à des accords de branche.  

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