Au début de l’année 2015, BI&T évoquait le durcissement des relations sociales à l’oeuvre dans la branche de la chimie (230000 salariés). D’importantes discussions ont eu lieu depuis : revalorisatisation des minima de branche, formation professionnelle et toilettage de la CCN, qui ont confirmé la tendance au durcissement que nous avions relevée.
Un bon contexte pour le dialogue social
En 2014, la chimie avait compté parmi les bons élèves du dialogue social. Plusieurs accords importants y avaient été signés et, souvent, elle s’était donnée à voir en grande branche précurseur. Ainsi, dès le printemps 2014, dans un environnement juridique encore flou, les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord pour la création d’une complémentaire santé de branche, articulée à la double recommandation de Mutex et Malakoff Médéric. A l’été 2014, le développement de l’emploi était à l’honneur : un pacte de responsabilité était signé, prévoyant 47000 embauches sur la période 2015-2017. Enfin, jamais deux sans trois : en novembre 2014, un accord sur la formation professionnelle venait compléter une année décidémment bien remplie.