L’an passé, BI&T avait dressé un premier portrait du dialogue social de la plasturgie (environ 130000 salariés), en insistant sur son caractère rigide. Force est constater que les choses n’ont guère évolué depuis : les relations sociales demeurent difficiles au niveau de la branche et les accords porteurs de droits nouveaux pour les salariés, assez rares.
Un partenariat social plutôt rugueux
Afin de définir l’ambiance du paritarisme de la plasturgie, le négociateur Force Ouvrière ne se perd pas en périphrases : « Ecoutez, nous sommes en commission mixte paritaire depuis quatre ou cinq ans, c’est bien la preuve que les choses vont mal ! » D’après lui, la chambre patronale a une grande responsabilité dans cette situation : « Il y a quelques années, l’équipe patronale a changé. On a eu l’impression que ça allait relancer le dialogue social. Mais il n’en a rien été : on ne discute que de ce qui arrange le patronat ». La fédération de la plasturgie appréciera ! A en croire FO, ces blocages devraient empirer d’ici quelque temps : « Une seconde fédération patronale pourrait devenir représentative dans la branche. Ceci risque fort de ne pas améliorer la clarté des débats ».