Après une première partie d’année très difficile pour le partenariat social de l’hospitalisation privée (plus de 250000 salariés), qui a pâti du conflit avec le ministère des Affaires Sociales à propos des tarifs hospitaliers, les choses semblent s’être calmées. Les relations sociales de branche demeurent toutefois revêches et les discussions ne se traduisent pas par des accords.
Un partenariat social mal en point
La représentation publique de l’hospitalisation privée passe presque exclusivement par Lamine Gharbi, le président médiatiquement turbulent de la principale organisation patronale du secteur, la FHP. En guerre ouverte et permanente contre les pouvoirs publics, il incarne l’aile offensive, dure diraient certains, du patronat – ceci n’est d’ailleurs sans doute pas sans lien avec le fait que Pierre Gattaz l’a intronisé au conseil exécutif du MEDEF. A côté de la FHP, il existe dans le secteur un autre syndicat d’employeurs : le Synerpa. Plus méconnu malgré sa volonté de mettre en scène sa présence dans l’espace public (ici, ici ou ici), il représente plus spécifiquement les établissements pour personnes âgées. Dans l’ensemble, la FHP et le Synerpa partagent les mêmes positions.