La branche du caoutchouc offre un bon exemple de branche où le dialogue social est difficile. Les accords y sont signés sans enthousiasme par des coalitions de partenaires sociaux de plus en plus fragiles. Surtout, les signes de radicalisation se multiplient, tant du côté de certaines organisations syndicales que du côté patronal.
Les sujets qui fâchent
Pierre Rubeck, le responsable de la CFTC en charge du secteur, a bien voulu détailler, pour BI&T, les sujets qui fâchent dans le caoutchouc. Les syndicats déplorent tout d’abord vivement le fait que les employeurs ne semblent pas vraiment pressés de s’engager en matière de protection sociale complémentaire. Qu’il s’agisse de prévoyance ou de complémentaire santé, les discussions ne sont pas encore enclenchées. A quelques mois de la généralisation des garanties frais de santé, ceci n’augure rien de bon. Pierre Rubeck craint une volonté des grandes entreprises du secteur d’éviter que la branche ne se mêle de la question.