Les activités de désinfection, désinsectisation et dératisation forment une petite branche d’activité, dite des « 3 D ». Dans la mesure où elle s’appuye sur un partenariat social parfois difficile à maintenir, elle n’a pas toujours été le lieu d’un dialogue social fécond. Par conséquent, les acquis conventionnels dont bénéficient les salariés sont encore limités et en voie de constitution.
Un partenariat social tangent
D’après le dernier rapport d’Opcalia, la branche des 3 D emploie près de 6500 salariés, qui travaillent dans 1200 entreprises. Ces chiffres sous-entendent que les TPE ou les petites PME sont des acteurs centraux dans le secteur : les TPE y représentent 60 % des structures et 50 % des salariés travaillent dans des entreprises de moins de 30 salariés. A l’inverse, les grands groupes se comptent sur les doigts d’une main. Réalisant moins d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires – 800 millions plus précisément – le secteur fait très rarement la « Une » de l’actualité économique. Pourtant, malgré la morosité économique ambiante, il fait partie du petit nombre de ceux qui recrutent actuellement. En effet, ce n’est pas demain que cessera la métamorphose des cloportes !