Bien que durement affaiblie par les délocalisations, l’industrie textile n’a pas disparu du territoire national. Elle continue actuellement à employer plus de 60000 salariés. Marquée par un dialogue social dynamique mais sous contraintes financières importantes, elle peine à proposer de réels avantages sociaux à ses personnels.
Un dialogue social sous contraintes
Le textile français n’est pas un secteur d’activité en grande forme économique. Sans même revenir aux dynamiques de long terme, il suffit pour s’en apercevoir d’observer les chiffres clés de la décennie 2010. Alors qu’en 2010, les 649 entreprises de la branche employaient plus de 70000 salariés et réalisaient un chiffre d’affaires de 12,2 milliards d’euros, en 2014, elles ne sont plus que 600 entreprises à embaucher un peu plus de 63000 salariés, pour un chiffre d’affaires qui n’a presque pas évolué. La main d’oeuvre, composée à égalité d’hommes et de femmes et à 70 % d’ouvriers et d’employés, travaille très majoritairement (à 65 %) dans des entreprises de plus de 50 salariés et bénéfice d’un salaire médian qui tourne autour de 1600 euros mensuels.