Pour certains négociateurs de la branche des tuiles et briques, les négociations frais de santé et prime d’ancienneté devaient relancer l’activité conventionnelle. Pari raté. Dans cette petite branche, qui compte 5000 salariés, bien que les conditions soient réunies pour un partenariat social fructueux, les discussions s’y avèrent en effet difficiles.
Un dialogue social étonnamment difficile
Dans les tuiles et briques, les employeurs ne sont représentés que par une seule organisation, la FFTB. En règle générale, ce type de représentation patronale unifiée favorise la sincérité et la qualité des échanges avec les syndicats de salariés. Ceci est d’autant plus vrai que, du côté de ces derniers, les forces dites « réformatrices » sont bien implantées. Ce qui est le cas dans les tuiles et briques : la CFDT est en tête (38,5 %) et la coalition CFDT CFTC (13,5 %) CFE-CGC (4 %) totalise plus de 50 % des voix. FO (28, 5 %) et la CGT (15,5 %) sont suffisamment présentes pour peser dans les débats mais ne peuvent pas s’opposer à d’éventuels accords paritaires.