Les huissiers de justice forment une petite branche, qui emploie environ 10000 salariés. Rarement sous les feux des projecteurs, les partenaires sociaux de la branche réalisent pourtant un travail conventionnel important. Le début de l’année 2015 a notamment été l’occasion, pour eux, d’évoquer des questions liées au forfait-jour, à la formation professionnelle et à la protection sociale.
Perspectives économiques assurées et relations sociales fluides
Un temps dans le viseur de la loi Macron, les huissiers de justice ont su se mobiliser afin d’éviter qu’elle ne s’attaque vraiment à leurs prérogatives. Plus encore, la version définitive de la loi Macron étend même le périmètre d’activité de la profession, en lui permettant d’exercer des missions en matière de petites liquidations ou de recouvrement simplifié de petites créances. Les salariés des études d’huissier peuvent ainsi être rassurés quant à leur avenir. Relevant à plus de 85 % des catégories « employés » et « professions intermédiaires », ils travaillent à 60 % dans des structures de moins de 9 salariés. Le salaire mensuel moyen pratiqué dans le secteur évolue autour de 1700 euros, soit moins que dans d’autres professions judiciaires, comme le notariat.