Les centres pour la protection l’amélioration et la conservation de l’habitat et associations pour la restauration immobilière, ou centres Pact/Arim, forment une très petite branche d’activité. Marquée par un dialogue social inégal, elle a du mal à rénover sa convention collective tout en proposant pourtant des avantages conventionnels à ses salariés.
Une branche « capable du meilleur comme du pire »
Les 145 centres Pact/Arim présents sur le territoire emploient un peu plus de 2000 salariés. Leur modèle économique leur assure une visibilité à moyen voire long termes. Leur chiffre d’affaires – 147 millions d’euros en 2012 – repose en effet sur les partenariats qu’ils nouent avec les collectivités locales afin d’oeuvrer à l’amélioration de l’habitat. « Ils peuvent compter sur un marché captif », résume un représentant de la CFDT. En règle générale, ce type de configuration est favorable à un dialogue social dynamique, profitant aux salariés. Dans la branche Pact/Arim, c’est un peu différent, comme l’indique notre interlocteur : « C’est une branche capable du meilleur comme du pire. Par exemple, pour ce qui concerne le pire, je rappelle que la CCN est largement obsolète ».