Entre l’échec de la proposition de rachat de Bouygues Télécom par Patrick Drahi et le fait que la fédération française des télécoms a quitté le Medef, le secteur des télécommunications est au coeur de l’actualité économique de la semaine. BI&T vous propose un éclairage sur la représentation patronale du secteur et sur les défis qu’elle va prochainement devoir relever.
Deux organisations patronales pour un seul secteur
Les télécoms ont la particularité d’être représentés par deux organisations évoluant jusqu’à présent dans l’orbite du Medef. La plus connue des deux est la fédération française des télécoms (FFT), qui est en charge de la politique économique du secteur : fiscalité, consommation, innovation, développement de la fibre optique, etc. La FFT regroupe les principales entreprises du secteur : Orange, Bouygues Telecom et SFR-Numéricable, mais Free en est parti en 2009. Surtout, l’an passé, le nouveau groupe né du rachat de SFR par Numéricable, à la recherche de sources d’économies, a réussi à obtenir une diminution importante de sa cotisation. Privée de cette ressource, la FFT ne pouvait plus honorer sa cotisation au Medef, qu’elle a très récemment dû quitter.