Chez les gardiens d’immeubles, Humanis et les salaires en mal de concierge

Depuis quelques mois, la branche des gardiens d’immeubles, qui regroupe environ 62 000 salariés, se caractérise par un dialogue social pour le moins difficile. La redéfinition de la représentativité patronale explique notamment cette situation. De fait, des sujets aussi importants que les salaires ou la protection sociale ne peuvent plus faire l’objet de réelles négociations paritaires. 

La nouvelle représentativité patronale

Jusqu’à la fin de l’année dernière, cinq organisations patronales participaient au dialogue social de la branche. Si ceci n’était pas nécessairement de nature à favoriser des échanges paritaires sereins, du moins des accords étaient régulièrement signés au bénéfice des salariés. Les choses ont clairement changé avec la publication officielle de la représentativité patronale. Seules deux organisations patronales sont désormais représentatives, l’ARC (70 %) et la FEPL (30 %). Ceci résulterait notamment du fait que les autres organisations n’ont pas pu, ou pas voulu, déposer de dossier de demande de représentativité. L’Unis, l’une des anciennes organisations patronales qui jouaient auparavant un rôle important dans la branche, aurait toutefois fini par formuler un recours contre l’arrêté de représentativité. 

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