La chimie (205000 salariés) avait fait partie des premières grandes branches d’activité à s’accorder sur la création d’un régime complémentaire santé. Signé en mars 2014, l’accord de la branche est censé s’appliquer au 1er janvier 2016. Chez certains représentants des salariés, les craintes se multiplient à l’approche de cette échéance.
Un accord à l’ambition limitée
Du côté de la CGT-FO, dès l’origine, l’empressement et le zèle négociateurs de l’union des industries chimiques (UIC) n’avait guère nourri d’enthousiasme : « Nous avons négocié alors même que les décrets d’application n’étaient pas parus, nous étions dans le flou total. » De fait, cette discussion quelque peu biaisée n’a pas permis aux représentants des salariés de se faire entendre. Bernard Saas, de FO Chimie s’emporte ainsi : « Notre but était de protéger les salariés en négociant une bonne mutuelle mais nous n’avons pas réussi. Le seul aspect a priori à peu près positif de l’ANI de 2013 s’est finalement avéré négatif. Les employeurs ont fait leur BA, au détriment des salariés ! ». A bien y regarder, force est de constater que seules la CFDT et la CGC ont signé l’accord.