Du côté de la direction de la Sécurité sociale et des centrales syndicales, c’est bien connu, on trouve autant de qualités à la répartition et à la solidarité que de défauts à la capitalisation et à l’individualisme. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’instituer un PERCO pour les 155000 salariés des organismes de Sécurité sociale (IDCC 218 et 2793), les esprits se font plus conciliants.
Les contours du futur plan
C’est lors d’une réunion paritaire qui s’est tenue le 21 juin dernier que l’UCANSS, la chambre patronale, a annoncé aux représentants des salariés l’ouverture d’une discussion devant conduire à la création prochaine d’un PERCO de branche. A priori, l’adhésion au dispositif ne devrait pas être automatique : seuls les salariés qui le souhaitent, ou qui ne le refusent pas – ce point demeure soumis à discussion – auront leur plan d’épargne retraite. Par ailleurs, afin de permettre au plus grand nombre de salariés d’en tirer profit, les partenaires sociaux ont acté le fait que le plan des organismes de Sécurité sociale pourra être financé, le cas échéant, par la monétisation des jours inscrits au compte épargne temps. Pour les salariés, le dispositif s’annonce donc souple.