La généralisation de la complémentaire santé est souvent considérée et présentée comme une opportunité pour les salariés. Pourtant, dans certains cas, ces derniers ont plus à y perdre qu’à y gagner. BI&T vous propose de revenir sur quelques uns de ces cas. Aujourd’hui, place au régime frais de santé de l’une des plus grosses entreprises françaises : Total.
Un feuilleton difficile à suivre
Chez Total, le dossier de la complémentaire santé n’est pas un long fleuve tranquille. Pendant longtemps et jusqu’au début de l’année 2014, il était géré dans le giron professionnel, par la mutuelle de l’industrie du pétrole (MIP). Puis, non sans protestations de la part de la CGT et de la CGC, sa gestion a été transférée chez Harmonie Mutuelle. Le contrat est important puisque le régime couvre les actifs du groupe, environ 33000 personnes, ainsi qu’un peu moins de 20000 retraités. Depuis 2012, la grille frais de santé des salariés se nomme « socle social commun » (SSC), après avoir porté les doux noms de « sérénité » (de 2004 à 2007) puis de « confort » (de 2007 à 2012) – jusqu’à récemment, les retraités pouvaient d’ailleurs choisir l’un de ces deux contrats.