Les partenaires sociaux de la chimie sont engagés depuis plusieurs mois dans une renégociation de la convention collective. Alors que les discussions paritaires sont laborieuses, l’éventualité d’une amélioration de la protection sociale des salariés est mobilisée par les représentants des employeurs comme un outil d’assouplissement des relations sociales.
Un partenariat social d’apparat ?
Le partenariat social de la chimie permet aux représentants des employeurs, rassemblés au sein de l’UIC, de toujours trouver des interlocuteurs du côté des syndicats de salariés. La CFDT est la première organisation salariale du secteur, représentant 31 % des salariés. Théoriquement, elle peut s’engager seule sur des accords. Elle le fait pourtant rarement, préférant obtenir le soutien de la CFE-CGC (20 %) ou de la CFTC (8 %). Ces deux organisations signent souvent les accords de branche, mais pas systématiquement. En revanche, la CFDT ne peut qu’exceptionnellement compter sur la CGT (un peu moins de 30 %) et la CGT-FO (11 %). Elles sont en effet des organisations à la tendance clairement contestataire.