Les personnels au sol du transport aérien forment une importante branche d’activité, qui emploie près de 90000 salariés en France. Regroupant de nombreuses professions et des entreprises aux intérêts opposés, elle est marquée par un dialogue social laborieux et peu fructueux. Les accords signés se font de plus en plus rares et de moins en moins généreux.
Une convention collective unifiée pour un secteur désuni
Pour ce qui concerne ses personnels au sol, le secteur aérien est structuré par deux conventions collectives : l’une d’application nationale et l’autre, dite « régionale », spécifique à l’Ile-de-France. Alors que la seconde régit le statut des salariés franciliens chargés de manutention et de nettoyage, la première s’applique plus généralement à l’ensemble des salariés au sol. Jean-Luc Secondi, responsable de la Feets-FO, témoigne de la difficulté à bien faire respecter le périmètre des deux CCN : « La convention régionale est plus généreuse que la nationale et certaines entreprises franciliennes sont donc tentées de ne pas l’appliquer. D’autres vont jusqu’à appliquer des CCN moins généreuses encore, comme celle de la propreté ». BI&T évoquera ici la CCN nationale.