Les espaces de loisirs, d’attractions et culturels emploient environ 35000 salariés, formant une branche d’activité de taille moyenne. Alors que l’accord qui y a créé un régime frais de santé a été signé dès le 28 juin 2013, il s’est avéré être conforme aux décrets parus ultérieusement afin d’encadrer le secteur. Ceci lui a permis de se diffuser rapidement dans les entreprises de la branche.
Un accord précoce et ambitieux
Sophie Huberson, déléguée générale du SNELAC, l’organisation qui se charge de gérer la CCN au nom des employeurs, revient sur les enjeux de la création du régime « frais de santé ». « Le dialogue social a toujours bien fonctionné dans notre branche, nous préférons nous moderniser en anticipant les exigences légales ». Elle en veut pour preuve la mise en place d’un régime de prévoyance lourde dès 1994, à la création de la CCN. Lorsqu’il s’est agi de négocier une complémentaire santé, les partenaires sociaux n’ont donc pas rechigné. Mme Huberson précise : « Les rares majors du secteur, ainsi que les vingt plus grosses PME, étaient déjà couvertes. En revanche, il fallait agir pour les quelque 4000 petites structures de moins de neuf salariés ».