Le corporatisme n’est plus guère à la mode en France depuis l’expérience vichyste. Pourtant, quelques branches d’activité résistent encore : l’expertise automobile en fait partie. Le partenariat social qui s’y noue est principalement caractérisé par la confusion des rôles salariés et patronaux. Cette confusion n’empêche certes pas la négociation et la signature d’accords conventionnels.
Partenaire particulier cherche partenaire particulier
A priori, rien ne semble distinguer le partenariat social de l’expertise automobile de celui d’autres branches d’activité. Les principales organisations de salariés y sont d’une part présentes. La CGT y est le premier syndicat en voix (30 % aux dernières élections professionnelles) et elle est suivie par la CFDT (23 %) et FO (17 %). Un syndicat autonome, l’UPEAS, arrive en quatrième position (16 %), tandis que la CFE-CGC (10 %) et la CFTC (4 %) ferment la marche. Comme souvent ailleurs, les employeurs parlent d’une seule voix, par le biais de l’alliance nationale des experts en automobile (ANEA). Tout ce petit monde se retrouve régulièrement, une dizaine de fois par an, afin de gérer la convention collective de la branche. Jusque-là, tout est normal…