La vente d’Aviva France est-elle le début de la fin pour l’assurance-vie à la française ?

L’annonce de la probable vente d’Aviva France par sa maison-mère a soulevé de nombreuses inquiétudes cet été. Elle oblige en particulier les souscripteurs d’un contrat d’assurance-vie à l’AFER d’envisager un transfert de portefeuilles dont personne ne sait sur quoi il débouchera. Si cette opération est relativement classique, elle pose la question de l’avenir de l’assurance-vie à la française, mise en difficulté par les taux négatifs de la BCE… et par les troubles sur les marchés financiers. L’année qui s’ouvre devrait chahuter le marché.

 

La directrice générale d’Aviva Monde, Amanda Blanc, a mis les mots sur ce que beaucoup de salariés d’Aviva France craignaient depuis longtemps : la probable cession de la filiale française. L’assureur britannique entend se « recentrer » sur le monde anglo-saxon, ce qui se traduira sans doute par un transfert des portefeuilles français, voire une vente complète de l’entité où l’ambiance était morose depuis plusieurs mois. Si Aviva est, en France, un acteur de second plan, sa place dans l’assurance-vie est en revanche importante, puisque le groupe britannique porte le risque des près de 800.000 contrats de l’AFER.  

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #7 : prévoyance Syntec et duo de jurisprudences

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par la ministre Amélie de Montchalin

Lancer la vidéo

Gel des tarifs santé en 2026 : Stéphanie Rist répond à Charles de Courson

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

You May Also Like

La CARAC entre au capital d’une société de gestion de portefeuille

L'Autorité de la concurrence signale qu'elle examine actuellement le projet du groupe CARAC d'entrer au capital d'une société de gestion de portefeuille. L'Autorité indique que c'est la société de gestion de portefeuille Raise au sein de laquelle entre la CARAC. Selon le communiqué du groupe Raise, la CARAC aurait ainsi 30% du capital aux côtés des cofondateurs et du management qui détiendront toujours 70% des parts. Le projet peut faire l'objet d'observations jusqu'au 26...

La Matmut écope de 169 000 € d’amende

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient de publier la décision d'infliger une amende à la Matmut pour ses retards dans le paiement des factures de ses fournisseurs. C'est la...

Un nouveau président pour la MGAS

La Mutuelle générale des affaires sociales (MGAS) vient de changer de président assez brusquement. Alors que la mutuelle est l'un des organismes retenus pour assurer la protection sociale complémentaire des ministères sociaux (santé obligatoire et prévoyance facultative) depuis le 1er janvier 2026, son président Michel...

Les 3 représentants des assureurs à la Commission Affaires prudentielles de l’ACPR sont…

L'Autorité de contrôle prudentielle et de résolution (ACPR) vient de publier sa décision de nomination des représentants des assureurs au sein de la Commission consultative Affaires prudentielles. Cette décision acte en vérité un seul changement parmi les 3 membres nommés. Seule la personnalité qui représente Covéa est remplacée. On retrouve donc : - Charly Foucault, le...

Lutte contre les fraudes : l’article 5 complet voté par les députés

C'est lors des débats du jeudi 26 février dernier qu'une poignée de députés (moins de 30) débattait de l'article 5 de la loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Cet article a finalement été adopté et permet aux organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) d'avoir une base légale pour traiter les données nécessaires afin de faire leur métier et de lutter contre la fraude aux prestations. Nous en proposons la reproduction en fin d'article. ...