Oberthur Fiduciaire est l’une des plus importantes entreprises mondiales d’impression de billets de banque. Les quelque 600 salariés de son usine française – située près de Rennes – sont couverts par des régimes santé dont Aon est le gestionnaire. Bien avancée, la renégociation du régime est une meilleure affaire pour son actuel gestionnaire que pour les employés et ouvriers de l’entreprise.
Une renégociation nécessaire
La remise à plat des régimes santé d’Oberthur Fiduciaire a été rendue nécessaire, comme dans bien d’autres cas de régimes santé d’entreprise, par deux éléments différents. D’une part, il fallait rendre responsables les différents contrats dont bénéficient les salariés. D’autre part, il fallait revoir les cotisations afin de prendre en compte les hausses de charges que l’Etat a imposées aux assureurs complémentaires des frais de santé. En d’autres termes, lancée au début de l’automne, la révision des régimes santé d’Oberthur Fiduciaire devait être le lieu de décisions potentiellement difficiles, à la fois sur le niveau des prestations et des cotisations. Autant dire que les représentants des salariés – CGT et UNSA – ont abordé cette négociation sur la défensive, avec un a priori plutôt négatif.