La FFA tenait sa conférence annuelle vendredi. Celle-ci a largement traité de l’épineuse et angoissante question de l’assurance-vie en univers de taux négatifs. L’ensemble de l’exercice a donné un bel exemple de ce que le capitalisme de connivence française peut de mieux: une confusion générale des genres, et où on ne sait plus très bien si ce sont les compagnies qui font de l’assurance, ou si ce sont les pouvoirs publics.
La FFA a fait entendre sa voix, et a montré sans voile son rôle de chaînon manquant entre les décisions politiques et les stratégies économiques des assureurs. La conférence internationale annuelle qu’elle organisait vendredi a permis à Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et à François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, de montrer quel entrelacs rapproche les pouvoirs publics et les assureurs dans cette épreuve collective que sont les taux négatifs de la Banque Centrale Européenne.