La branche de l‘hospitalisation privée rassemble près de 250000 salariés, travaillant dans les activités hospitalières privées et celles des maisons de retraite à but lucratif. Une partie des employeurs du secteur dépense actuellement son énergie à un bras de fer contre les pouvoirs publics. Dans ce contexte, la protection sociale complémentaire des salariés n’est pas la priorité.
Un contexte peu propice au dialogue social
L’hospitalisation privée fait la Une de l’actualité sociale depuis plusieurs mois : menaces de grève patronale fin 2014 contre la loi santé de Marisol Touraine et protestations médiatisées contre les baisses de tarifs imposées par l’Etat de la part de la fédération de l’hospitalisation privée et de son tonitruant président Lamine Gharbi. N’ayant pas réussi à se faire entendre par les pouvoirs publics, une partie des représentants des employeurs a finalement décidé la semaine dernière de ne plus participer au dialogue social de la branche. Par conséquent, pendant quelque temps encore, le secteur risque de demeurer sous surveillance syndicale, étatique et médiatique. Et pas pour cause d’avalanche d’accords conventionnels…