Freins au plancher dans le dialogue social des sociétés d’autoroutes

Malgré une conjoncture générale morose, les sociétés d’autoroutes sont dans une bonne situation économique. Elles disposent de marges de manoeuvre financières, dont certaines bénéficient aux salariés. Toutefois, depuis quelque temps, les relations sociales se tendent nettement dans la branche et son bilan social est de plus en plus déconnecté de son bilan économique. 

Une branche riche et des marges de manoeuvre réelles

En France, ce sont 9050 kilomètres d’autoroutes qui sont concédés. Dix-neuf sociétés se partagent le marché, dont sept réalisent plus de 90 % du chiffre d’affaires du secteur – près de 9 milliards d’euros en 2013. Ces sociétés appartiennent à des leaders français du BTP, Vinci (qui détient notamment les ASF, Escota et Cofiroute) et Eiffage (APRR et Area), et au groupe espagnol Abertis (Sanef et SAPN). L’activité est lucrative, puisqu’en 2013, ces sociétés ont réalisé plus de deux milliards d’euros de bénéfices, soit un taux de rendement de plus de 20 %, à faire pâlir plus d’un chef d’entreprise. Les entreprises en question bénéficient en outre des exonérations de charges et crédits d’impôts prévus par le pacte de responsabilité et le CICE. En bref, tout roule pour elles. 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PSC au sein des GIP : David Amiel répond à Nadège Havet

Lancer la vidéo

Piratage d'Almerys : Nathalie Goulet interroge Stéphanie Rist

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

You May Also Like
répartition industrie pharmaceutique
Lire plus

Médicaments : pourquoi la facture risque de s’alourdir pour les Ocam

La Drees met en lumière les mécanismes de l'envolée des dépenses de médicaments dans un dossier tout juste publié. La bonne dynamique, de plus en plus coûteuse pour tous les acteurs de la protection sociale est notamment portée par l'innovation thérapeutique. Les complémentaires santé prennent d'ailleurs en charge 10,9% des dépenses de médicaments selon les données de 2024. Or plusieurs facteurs annoncent un alourdissement de la note. ...