La branche des cuirs et peaux est une petite branche d’activité majoritairement industrielle. Eprouvée par une conjoncture économique plutôt difficile, elle est toutefois marquée par un dialogue social permanent entre les représentants des employeurs et des salariés. La protection sociale complémentaire de ces derniers n’en bénéficie pourtant pas.
Un partenariat social qui se maintient malgré la crise
L’industrie des cuirs et peaux se compose de deux sous-secteurs : celui de la tannerie (dit des « grandes peaux ») et celui de la mégisserie (dit des « petites peaux »). La bonne santé économique de cette activité dépend beaucoup de la conjoncture du secteur du luxe et des exportations. A la faveur de la stagnation économique mondiale et de l’embargo russe, ces deux moteurs ont ralenti en 2014, entraînant une baisse globale du chiffre d’affaires de 15 à 20 % pour les soixante entreprises de la branche. Si les effectifs salariés demeurent à peu près stables – aux alentours de 1800 – les belles années qu’avaient été 2012 et 2013, avec des carnets de commandes bien remplis, semblent bel et bien n’être plus qu’un lointain souvenir.